Résumé

Aristide Bérard Pétition adressée à l'Assemblée nationale par la Commission des entrepreneurs de la menuiserie de Paris… (1848)

Comment peut-on supposer qu'un jeune homme de vingt à vingt-cinq ans ait assez de capacités pour connaître toutes les professions que renferme le bâtiment, qui ne s'élèvent pas moins de seize à dix-huit, et dont quelques-unes coûtent quinze à vingt ans à un entrepreneur pour connaître sa profession? La fortune du propriétaire n'est-elle pas aussi précieuse que sa vie, et un homme qui peut ruiner un ou plusieurs autres doit-il exercer, en payant seulement un faible impôt, ce dont aujourd'hui pour la plupart se débarrassent en prenant la qualification d'architectes ?
Source : Gallica

Aristide Bérard Pétition adressée à l'Assemblée nationale par la Commission des entrepreneurs de la menuiserie de Paris… (1848)

Voilà le vrai marchandage, celui que l'on devrait, commencer à détruire ; car, en devenant la plaie de l'industriel, il a amené l'exploitation de l'ouvrier et a cumulé toutes les professions.
Pour ce métier il ne s'agit plus de capacité, mais d'être retors, de payer une seule patente pour jouir des bénéfices de toutes les autres industries.
Source : Gallica

Aristide Bérard Pétition adressée à l'Assemblée nationale par la Commission des entrepreneurs de la menuiserie de Paris… (1848)

Notre but a été de faire connaître succinctement que le vrai marchandage à abolir, le véritable exploiteur d'hommes, ne gît pas dans ce piéçage entre patrons et ouvriers, et que si ce dernier est arrivé à la vénalité, ce n'est que la conséquence de l'immoralité du premier.
Ce serait une erreur si l'on examinait sous le même point de vue lé marchandage pour toutes les professions. Les uns n'occupent que des jeunes gens pas assez capables pour être livrés à eux-mêmes ; d'autres, au contraire, occupent les meilleurs ouvriers de leurs parties, et les rétribuent davantage.
Source : Gallica

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