Résumé

Auguste Menestrier Réponse de Me Menestrier,... au rédacteur du journal "le Réformateur"… (1835)

Dans mes convictions, aux yeux de la morale et du droit, l'avocat est le soldat du malheur. Quel que soit l'accusé dont la défense lui est confiée, quel que soit le caractère de la juridiction devant laquelle J'accuse est traduit, l'avocat lui doit son ministère : res sacra miser. La désignation d'office est un appel à la miséricorde, elle ne fait que formuler un devoir impérieux, condition nécessaire des privilèges de la toge.
Source : Gallica

Auguste Menestrier Réponse de Me Menestrier,... au rédacteur du journal "le Réformateur"… (1835)

Nous en reviendrons à notre Code à nous, au code que nous portons dans notre conscience, et nous y lirons à haute et intelligible voix le chapitre éternel qui condamne l'astuce provocatrice, la soif du sang et des vengeances, les tortures des vaincus, les entraves apportées à,la libre défense, enfin les coalitions des hommes qui s'attachent à la vie d'un autre homme, comme les requins qui suivent à la piste un cadavre, et qui tiennent la gueule ouverte pour le dévorer
Source : Gallica

Auguste Menestrier Réponse de Me Menestrier,... au rédacteur du journal "le Réformateur"… (1835)

Dès que la décision du conseil fut connue , les avocats résolurent à l'unanimité que chacun d'eux écrirait à M. le président de la Cour des Pairs , pour lui déclarer que le refus des accusés rendait leur ministère officieux impossible.
Avocat , nommé d'office, je me suis conformé à la décision à laquelle j'avais concouru; mais, en écrivant à M. le Président , j'ai cru devoir exprimer mon opinion sur une question de droit pur, tombée dans le domaine de la discussion. La question appartenait à tout le monde. Je savais que la presse s'en était emparée.
Source : Gallica

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