Auguste de Girardot

Résumé

Auguste de Girardot La Sainte-Chapelle de Bourges… (1850)

Il était également stipulé que le roi disposerait de quatorze des canonicats de la cathédrale, jusqu'alors
donnés tous à l'élection. Ainsi, comme le remarquait l'intendant, « les temps, ou plutôt l'instruction, avaient opéré un grand changement dans le droit ecclésiastique. La Sainte-Chapelle a été fondée, en 1405, par la seule autorité du pape et sans le concours du roi ; et, en 1756, elle sera légitimement éteinte et réunie à une autre église, par la seule autorité du roi et sans le concours de l'autorité du pape. »
Source : Gallica

Auguste de Girardot La Sainte-Chapelle de Bourges… (1850)

Le 20 février, les chanoines allèrent au-devant de leur perte, en écrivant au cardinal : « Nous nous jetons entre les bras de son éminence, qui peut ordonner de nous ce qu'elle jugera à propos; nous attendons ses ordres. » M. de La Rochefoucauld leur commanda d'accepter l'offre du chapitre de Saint-Etienne de faire l'office en commun dans la cathédrale, et, dans le règlement établi à ce sujet par les délégués des deux chapitres, le trésorier dut d'abord renoncer aux marques de sa dignité.
Source : Gallica

Auguste de Girardot La Sainte-Chapelle de Bourges… (1850)

Le cardinal de La Rochefoucauld, alors archevêque de Bourges, avait pris en aversion l'église fondée par le duc Jean.
La haute dignité du trésorier, l'indépendance du chapitre de la Sainte-Chapelle, exempt de sa juridiction , lui avaient toujours fait ombrage. Il ne pouvait oublier qu'entrant un jour dans le chœur de cette église pendant l'office, il avait vu les chanoines cesser leurs chants sur l'ordre du trésorier, et ne les reprendre qu'après son départ. L'accident du 18 février fut pour lui une occasion de satisfaire ses rancunes.
Source : Gallica

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