Résumé

Gustave Grandin A S. M. Napoléon III. Bourges, son passé… (1862)

Bourges n'a ni industrie, ni commerce, et ce qui est le plus fâcheux, l'esprit dominant est hostile à toute idée de progrès. En résumé, pas de mouvement; voilà pour le côté moral. Au point de vue physique, notre ville manque de grandes artères, de places, de perspective pour ses monuments; elle n'a que des rues étroites, sans alignement, des maisons anciennes, de chétive apparence et d'une distribution incommode, de grands murs qui inspirent la tristesse. Telle est aujourd'hui la physionomie de la vieille capitale du Berry, jadis si prospère!
Source : Gallica

Gustave Grandin A S. M. Napoléon III. Bourges, son passé… (1862)

Et comment veut-on qu'une ville comme la nôtre qui a tous les besoins d'une grande cité sans avoir les moyens d'y faire face, ne laisse aucun intérêt en souffrance ?
Passons maintenant au commerce qui, le premier, souffre de l'état de choses que nous déplorons. Le commerce local, réduit aux simples proportions d'un commerce de détail, est plus que suffisant aux besoins de la population, il y a plus de marchands qu'il n'en faut, aussi bien peu arrivent à la fortune. Les quelques maisons qui fabriquent ou celles qui ont la spécialité de certains articles sont les seules qui prospèrent.
Source : Gallica

Gustave Grandin A S. M. Napoléon III. Bourges, son passé… (1862)

En effet, Bourges est le chef-lieu d'un département qui produit, en grande abondance et en bonne qualité, les matières premières les plus utilisées en industrie : la laine, le chanvre, le fer et le bois. Où trouver un centre qui réponde mieux aux besoins et aux exigences de la fabrication? Où l'industrie peut-elle trouver des conditions plus favorables d'existence. Il n'y aurait donc qu'à vouloir pour faire de notre contrée une contrée riche et industrielle ; car nous avons sous la main des éléments certains de prospérité. Le tout est de savoir ou plutôt de vouloir en profiter.
Source : Gallica

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