Résumé

Aux Électeurs de la Haute-Loire… (1868)

Un jour, un homme dont l'implacable histoire se souviendra, M. Billault, est venu déclarer à la face du pays que ce n'était pas à la commune, mais au pouvoir, de désigner les maires, ces dépositaires de nos intérêts les plus directs, les plus immédiats, les plus spéciaux; que ce n'était pas même dans le sein du conseil municipal, mais hors de cette assemblée, que le pouvoir prétendait les choisir comme il lui conviendrait, et malgré l'électeur; et nous avons vu le Corps législatif accepter fort bien cette négation sans pudeur du suffrage urbain!
Source : Gallica

Aux Électeurs de la Haute-Loire… (1868)

En 1861, lorsque le Corps législatif discute la première adresse, l'opposition présente un amendement ayant pour but d'abroger la loi de sûreté générale et toutes les lois d'exception, de rendre la vie au pouvoir municipal, et au suffrage universel sa force, par la sincérité des opérations et le respect de la loi.
En 1862, nouvel amendement ayant le même but et réclamant l'élection des maires par les conseils municipaux, le droit de réunion, la liberté de la presse. Chaque année, l'opposition formule les mêmes voeux, chaque année la majorité les repousse.
Source : Gallica

Aux Électeurs de la Haute-Loire… (1868)

S'il est une liberté qui, fondée comme toutes les autres sur le droit naturel et imprescriptible, ait encore de profondes et glorieuses racines dans le passé ; qui se soit imposée à la barbarie féodale, qui ait traversé intacte, de saint Louis à Richelieu, les ténèbres de la monarchie ; qui se soit rajeunie dans les eaux régénératrices de la Révolution, c'est à coup sûr la liberté communale, le. droit pour nous de choisir nos conseillers municipaux, de désigner notre maire, représentant de l'indépendance locale contre la centralisation administrative.
Source : Gallica

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