Alfred Assollant,
À ceux qui pensent encore
(1861)
“ « Démembrer, la France, c'est crever un oeil à l'Europe. » O France, patrie de la justice et de la vérité, libre asile de la pensée, sommes-nous tout entiers à la matière, à l'argent et au plaisir, ou reverrons-nous les jours de notre ancienne gloire ? Laisserons-nous à d'autres le soin de guider l'humanité dans les voies de l'avenir? Mais qui sera digne de te succéder? L'avare Angleterre, assise sur ses balles de coton, ou l'Amérique, agenouillée devant le dieu Dollar, ou l'Allemagne appesantie par la bière et le tabac, ou l'Italie qui s'éveille et commence à crier : Liberté? ”
