Alfred Assollant

Alfred Assollant

Résumé

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant À ceux qui pensent encore (1861)

« Démembrer, la France, c'est crever un oeil à l'Europe. »
O France, patrie de la justice et de la vérité, libre asile de la pensée, sommes-nous tout entiers à la matière, à l'argent et au plaisir, ou reverrons-nous les jours de notre ancienne gloire ? Laisserons-nous à d'autres le soin de guider l'humanité dans les voies de l'avenir? Mais qui sera digne de te succéder? L'avare Angleterre, assise sur ses balles de coton, ou l'Amérique, agenouillée devant le dieu Dollar, ou l'Allemagne appesantie par la bière et le tabac, ou l'Italie qui s'éveille et commence à crier : Liberté?
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant À ceux qui pensent encore (1861)

Chers contribuables, mes amis, mes frères, souvenezvous de ceci : la liberté de la presse est utile aux petits et aux faibles plus qu'à tous les autres. Si le puissant les écrase, c'est le journal qui les relève, les console et les venge. Et s'il faut à ce long discours une conclusion, souvenez-vous que jamais la France ne fut plus grande, plus puissante et plus honorée qu'au temps où l'Europe entière faisait silence pour écouter nos orateurs et nos écrivains.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant À ceux qui pensent encore (1861)

J'ai trop bonne opinion de M. de Persigny pour ne pas croire qu'il est comme nous partisan de la liberté individuelle et de la liberté de la presse. Lui qui connaît et cite si volontiers l'histoire d'Angleterre, il n'ignore probablement pas la nôtre. Il sait qu'on n'est pas éternellement ministre, qu'on redevient aisément simple citoyen dans notre France changeante et mobile, et que tel qui tient aujourd'hui la poignée du glaive en verra demain la pointe tournée contre sa poitrine.
Source : Gallica

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