Fatima,
Lettre à Abdel Kader, par sa nièce Fatima
(1847)
“ On a dit que la vertu est le principe de la république ; mais la vertu est le principe de la politique, et le monarque en France a moins dû à ses intrigues qu'à son intrépidité, à sa modération, à sa bonté, à son intelligence de la liberté. Si cette nation voisine et rivale brille par ses partis et son entente de la politique, c'est d'abord à son patriotisme, à sa gravité qu'elle le doit. Vous le dirai-je, ô mon héros! les Français me plaisent, car ils ont les qualités et les défauts de nos Arabes : la rapidité, l'impétuosité, l'élégance; mais la mobilité, la vacillité, l'inconstance. ”
