Résumé

Bénard Le blocus de Vincennes en 1815

Le gouverneur lui dit que s'il faisait dépasser à ses troupes la ligne de démarcation, que s'il ne rendait pas les eaux qu'il avait retirées à la place, que s'ils continuaient leurs travaux d'attaque, que le lendemain il les mitraillerait. Ce colonel lui donna sa parole d'honneur et lui jura, foi de colonel prussien, que sa demande serait octroyée et qu'il s'estimait très heureux d'avoir affaire à un homme aussi brave et aussi franc que lui.
La nuit se passa tranquillement. Les postes
de part et d'autre, occupaient toujours leurs positions respectives.
Source : Gallica

Bénard Le blocus de Vincennes en 1815 (1881)

A deux heures après-midi, l'officier du génie reçut l'ordre du gouverneur d'aller au premier regard sur la route de Montreuil où l'on disait que l'eau avait été arrêtée. Il y alla avec un plombier qu'il avait retenu dans la place en cas de perte d'eau. Un soldat des postes de la place les conduisit au premier poste des alliés qui les conduisirent audit regard. En arrivant ils virent
la porte brisée quoique fermée, le tuyau qui conduit l'eau à la place bouché et l'eau s'en aller en décharge dans la campagne par celui qui sert à dégager le trop plein de la cuvette de jauge.
Source : Gallica

Bénard Le blocus de Vincennes en 1815 (1881)

Il était dit dans ces stipulations que l'auteur du journal appelle « une capitulation », que tout le matériel d'artillerie et tous les fusils provenant du camp sous Paris qui n'avaient pu être évacués sur la Loire devraient être livrés.
Que pouvait faire le gouvernement? Il fallait subir la loi du vainqueur. Dès le 25 juillet, on avertissait le gouverneur de Vincennes qu'il devait opérer entre les mains des alliés la remise de tout le matériel dont il avait la garde, après qu'il aurait été reconnu et inventorié par des délégués français et étrangers.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature