Camille Lemonnier,
Le Bon Amour
“ Le ciel nébuleux soudain s’éclaira par-dessus le jardin et toutes les feuilles, à peine damasquinées de rouilleuses fibrures, tenaient encore au grand arbre : il n’en était tombé qu’une, que Fréda avait glissée dans le livre. La lumière dora l’arbre, les feuilles eurent le bruit joyeux des mains d’une foule. Je ne pensai plus à la mort ; l’espoir, la vie, les forces furent en moi ; et une page resta ouverte d’où quelqu’un, d’un doigt divin, repoussait la feuille morte. Elle s’envola au vent de la vie, au vent venu des limites du jardin. ”
