Résumé

Crafty La chasse à tir : notes et croquis (1887)

Chaque fois que l'homme fait un geste, le chien croit à une menace, se tient prudemment à l'écart, ou se sauve. Le chasseur a beau recourir aux intonations les plus câlines, le chien se méfie, il refuse de quêter, se tient obstinément derrière son maître, et le surveille d'un œil inquiet. Il n'a plus qu'une préoccupation, qui est de rester hors de sa portée.
Le perdreau est toujours difficile à tirer, même quand il parc à l'arrêt du chien. Quand il arrive de toute la vitesse de son vol, et passe à l'improviste au-dessus de la tête du tireur, c'est bien autre chose.
Source : Gallica

Crafty La chasse à tir : notes et croquis (1887)

Les gamins bavardent, crient, font des gestes qui éveillent à distance l'attention du gibier; celui-ci se met à manœuvrer, et glisse entre la ligne des tireurs et celle des rabatteurs. Quant aux vieillards, ils manquent généralement de fond. Le mieux est de recourir au personnel de la ferme.
Le métier d'un maître de maison qui veut, un jour de battue, faire en conscience les honneurs de sa chasse est un des plus rudes qu'on puisse imaginer. Il doit poster les tireurs selon leur importance et leur mérite, surveiller les rabatteurs et diriger les gardes.
Source : Gallica

Crafty La chasse à tir : notes et croquis (1887)

Quand on le chasse devant soi, le plaisir de voir le travail incessant du chien s'ajoute à l'intérêt d'un tir rendu toujours difficile par la rapidité avec laquelle maître Jeannot passe d'un refuge à un autre.
Le tir du lapin chassé par des bassets à jambes torses est beaucoup plus facile. Il va tout doucement, s'arrêtant fréquemment pour écouter la voix des chiens qui se rapprochent lentement. Si le chasseur reste aussi immobile que silencieux, il a de grandes chances de pouvoir le viser à loisir, et de l'assassiner avec certitude!
Source : Gallica

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