Résumé

Choix, éducation et dressage du chien d'arrêt (1872)

Tout le monde sait que la manœuvre consiste à tirer sur la longe, à obliger, par la douleur ressentie, l'élève rebelle à rester immobile, en arrêt, ou à accepter et garder dans sa gueule la pièce qu'on y fait entrer. Je conviens que cette souffrance infligée au chien dès qu'il lâche l'objet est de nature à le contraindre, à le dompter dans sa résistance; mais, pour l'arrêt, comment agir à point, juste au moment où il devrait le faire? Qui vous dit que le gibier est à la distance qui exige l'arrêt? Si vous conduisez votre chien sous le vent d'une perdrix attachée, qui vous dit qu'il l'a sentie?
Source : Gallica

Choix, éducation et dressage du chien d'arrêt (1872)

Français ou anglais, italien ou russe, le chien de chasse se distingue encore des autres variétés de son genre naturel en ce qu'il est très affectif, accueillant, sociable, peu querelleur de rue, ni préoccupé de surveiller la maison ; il garde volontiers l'attache, n'aboie qu'au fusil et en chasse; il reconnaît et juge par l'odorat ; il n'entre dans aucune maison, ne passe à côté d'aucun tas d'ordure sans les fouiller du nez; il ne mord jamais et répond à toutes les flatteries par un regard caressant et un gai mouvement de la queue.
Source : Gallica

Choix, éducation et dressage du chien d'arrêt (1872)

Ne conduisez sous la feuillée qu'un chien dressé, appris à ne pas s'écarter, ni à s'emporter et à arrêter net ; si le taillis est pressé et obscur, suspendez au cou du chien une clochette qui vous permettra de reconnaître tous ses mouvements de quête, sa proximité, ses écarts, ses arrêts. C'est au même point de dressage que vous devez seulement vous permettre de pousser votre chien à la haie; si vous l'y mettez trop
jeune, il y quêtera de l'oreille et de l'œil, sans fouiller du nez à travers des branchages serrés, des ronces blessantes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature