Auguste Decaieu

Résumé

Auguste Decaieu La Chasse aux livres en province… (1872)

Le chasseur aime la chasse pour elle-même plus que pour ses produits; il chasse pour chasser, et s'il vous parle quelquefois, avec un air dégagé, de la nécessité où il se trouve, pour garnir le garde-manger, de faire un tour dans la plaine, il vous trompe et il se trompe lui-même : les besoins du ménage, à ses yeux, ne viennent qu'en seconde ligne; c'est sa passion qu'il écoute avant tout.
Ne sait-on pas que chasseurs et pêcheurs sont toujours disposés à faire largesse avec leur gibier?
Source : Gallica

Auguste Decaieu La Chasse aux livres en province… (1872)

Le plaisir délicat dont j'essaie de donner une idée est tout autre que celui qu'à force d'argent se procure le riche collectionneur, lequel trop souvent n'achète les livres que pour ne pas les lire. L'acquisition à tout prix n'est pas ce que j'appelle la Chasse aux livres ; ce n'est plus alors qu'un exercice où l'on tire à coup sûr; comme dans ces chasses princières où le gibier étant à l'avance massé et parqué, le chasseur le plus novice est néanmoins certain d'abattre dans sa journée quelques centaines de pièces : ce n'est plus une chasse, c'est un massacre.
Source : Gallica

Auguste Decaieu La Chasse aux livres en province… (1872)

Pour la chasse aux livres, le meilleur pays, sans aucun doute, c'est Paris; ses ventes sont suivies par les amateurs du monde entier, et, dans une sphère plus modeste, ses quais ont sous ce rapport une vieille réputation qui n'est pas moins répandue.
Est-ce à dire pour cela qu'il n'y ait pas moyen en province de se livrer à cet exercice? Loin de là ; si le gibier est plus rare, par contre il est moins couru et moins traqué.
Source : Gallica

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