Résumé

E Delcambre Conseils d'un dentiste aux gens du monde (1841)

Les dents, malgré leur utilité si présente, si sensible, et d'une évidence dont chaque instant nous avertit, sont cependant très négligées. On les laisse communément aller au gré de la nature, sans faire la moindre attention aux inconvéniens sans nombre qui suivent ou accompagnent leur perte. Si l'on a quelquefois recours au dentiste , c'est presque toujours à la dernière extrémité, lorsqu'il n'y a plus de remède et qu'on ne peut plus les conservert, en sorte que, malgré lui, le dentiste est bien moins occupé de leur conservation que d'en délivrer promptement ceux qui les ont laissées périr.
Source : Gallica

E Delcambre Conseils d'un dentiste aux gens du monde (1841)

Ceux qui croient que les instrumens du dentiste altèrent et emportent l'émail des dents sont manifestement dans l'erreur. L'acier n'enlève que le tartre et n'intéresse point la dent, sur laquelle il ne fait que glisser. A l'égard de l'ébranlement que l'on craint en faisant nettoyer ses dents, lorsqu'on a affaire à un habile dentiste, on ne court pas le moindre risque; d'ailleurs quand même les dents auraient été ébranlées par quelque maladroit, si les gencives et alvéoles sont saines, deux fois vingt-quatre heures après, elles auront repris leur solidité.
Source : Gallica

E Delcambre Conseils d'un dentiste aux gens du monde (1841)

Autant une dent bien posée selon les règles de l'art est avantageuse, autant une autre mal exécutée serait nuisible, et entraînerait infalliblement la perte des autres dents. La perte des dents occasionne tant de gêne et d'inconvéniens , que c'est pour ainsi dire , surtout pour les gens du monde, une nécessité que de les faire remplacer. De tout temps, les dentistes les plus célèbres se sont appliqués à perfectionner l'art d'établir les dents artificielles.
Source : Gallica

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