Ferdinand Moreau,
De la liqueur d'absinthe et de ses effets
(1863)
“ La réunion de tous ces faits nous amena à penser que l'absinthe pourrait bien n'être dangereuse que par l'abus qu'on en fait, et quand nous vîmes que les phénomènes qu'elle produisait n'étaient autres que ceux de l'alcoolisme, notre conviction n'en devint que plus profonde. Le but de ce travail n'est pas d'établir l'innocuité de l'absinthe : l'usage non réglé de tous les spiritueux présente des dangers; mais bien de démontrer, autant qu'il est en notre pouvoir, que l'absinthe n'est pas un poison, que l'abus qu'on en fait est seul nuisible, comme l'est celui de tout alcoolique. ”
