Henri Lierre

Résumé

Henri Lierre La question de l'absinthe (1867)

Je verse l'eau lentement, goutte à goutte, et déjà les aromes qui se dégagent montent en effluves à mon cerveau. J'avale le mélange, qui ne marque plus que 18°, par conséquent, environ 27° au-dessous de l'eau-de-vie. C'est peu, sans doute, mais l'effet est beaucoup plus immédiat que si j'avais absorbé un verre de cognac à la fin d'un repas.
Cinq heures se sont écoulées depuis le déjeuner ; et l'alcool de l'absinthe, au lieu d'être en partie neutralisé par un magma d'aliments solides et liquides, passe rapidement dans l'économie.
Source : Gallica

Henri Lierre La question de l'absinthe (1867)

Pendant plusieurs mois, j'ai recueilli des renseignements, interrogé des savants, multiplié les expériences et les analyses chimiques, et après une enquête patiemment prolongée, je viens soutenir, pièces en main, que l'absinthe est une boisson salutaire, cordiale et stomachique; Que ceux qui en consomment avec modération auraient grand tort d'y renoncer; Qu'elle n'est nuisible que lorsqu'on en fait, suivant l'expression de M. Dupin lui-même, un usage immodéré.
Source : Gallica

Henri Lierre La question de l'absinthe (1867)

La solution du problème est dans la sagesse des citoyens.
Dès qu'ils seront bien couvaincus : Qu'un verre d'absinthe est un excellent apéritif ; Que deux ou trois verres provoquent l'anorexie; Qu'un verre stimule les facultés intellectuelles ; Que deux ou trois les endorment; Ils s'imposeront une ration raisonnable, et tout prétexte aux réclamations s'évanouira.
L'absinthe, prise en petite quantité, ne peut,
comme je l'ai déjà posé en principe, être que salutaire et cordiale.
Source : Gallica

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