Résumé

Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Je ne trompe pas mon mari

Saint-Franquet. — C’est admirable ! Voilà, voilà la logique des femmes ! Est-ce que vous ne m’aviez pas répété cent fois que vous ne trompiez pas votre mari ? est-ce que cent fois vous ne m’aviez pas fait comprendre que je n’avais rien à espérer ?... Eh bien, alors, à qui la faute ? L’amour... l’amour, c’est un sentiment excessif.. de surexcitation... Eh bien, qu’est-ce que vous voulez ?... à distance, ça se refroidit ! L’amour, ça demande le plein feu... c’est pas une chose qu’on entretient au bain-marie !
Micheline, — Parfait ! parfait !
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Je ne trompe pas mon mari

Tenez, là ! Tenez, regardez-le à sa fenêtre... à travers ses carreaux... Il nous dit bonjour ! Il a l’air radieux, radieux ! (A Plantarède, qui est apparu derrière la fenêtre en gilet de flanelle, massé par Des Saugettes, et leur fait des signes de tête.) Oui, bonjour ! bonjour ! Fais toi frotter, va !
Micheline. — Si vous ne vous moquiez pas de lui...
Saint-Franquet. — Je ne me moque pas ; mais regardez-le, là, en gilet de flanelle, avec cet imbécile qui lui polit le dos. Allons, voyons, est-ce que vous pouvez l’aimer ? Est-ce qu’il a la tournure d’un amant ?
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Saint-Franquet. — Oh ! ça, oui, tu peux être contente !
Bichon, se radoucissant, et à Micheline. — Allons, madame, ne vous désolez pas !... Je vous demande pardon... J’ai été un peu vive !
Micheline, avec un sanglot. — Ah !
Bichon. — Ben oui, j’ai eu tort ! D’autant que je comprends, vous en avez évidemment après moi !... parce que j’ai pris votre mari...
Micheline, comme précédemment. — Ah !
Bichon. — Qu’est-ce que vous voulez ! Nous n’y regardons pas de si près ! Quand l’occase se présente, nous ne regardons pas si on est un mari ou si on n’est pas un mari...
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