J.-Henri Lacambre, L'instabilité mentale à travers la vie et l'oeuvre littéraires de Jean-Arthur Rimbaud… (1923)
“ Je me flattais d’inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l’autre, à tous les sens. J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable, je fixais des vertiges. * La vieillerie poétique avait une bonne part dans mon alchimie du verbe. Je m’habituai à l’hallucination simple. Puis j’expiliquai mes sophismes magiques avec l’hallucination des mots ! Je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit. J’étais oisif, en proie à une lourde fièvre: j’enviais la félicité des bêtes. ”
