Résumé

Jacques Alary Gutenberg et l'imprimerie typographique (1876)

Ce qui est étrange, mais pourtant bien d'accord avec les habitudes toujours si anormales et si hasardeuses de l'invention humaine, c'est que là où avaient échoué constamment les aspirations de l'intelligence, travaillant et cherchant pour elle-même, il ne fallut à Gutenberg qu'un heureux hasard pour lui faire découvrir « le grand procédé qui s'est appelé l'Imprimerie, » qui germait confusément dans son cerveau, et qui allait, au prix de bien des efforts et d'immenses douleurs, ouvrir un nouveau monde à la pensée.
Source : Gallica

Jacques Alary Gutenberg et l'imprimerie typographique (1876)

Gutenberg, à bout d'efforts et d'illusions, se devait à lui-même de ne pas tenter cette dernière épreuve, après avoir vu, comme presque tous les inventeurs, sa jeunesse consumée, son nom méconnu, et essuyé l'oubli de ses contemporains.
N'est-ce pas, du reste, la destinée d'un grand nombre d'hommes de génie, dont l'humanité cite les noms avec un légitime orgueil ? Ils ne sont pas unis seulement par la communion des grandes pensées et des grands sentiments, par ces inspirations sublimes, émanées d'une source supérieure, qui leur donnent la puissance d'accomplir de grandes choses.
Source : Gallica

Jacques Alary Gutenberg et l'imprimerie typographique (1876)

C'est alors que Gutenberg dota l'humanité d'un instrument plus puissant que l'écriture, pour conserver et transmettre les richesses intellectuelles destinées à devenir la propriété de tous. Cet homme, en quelque sorte légendaire, se livrant avec opiniâtreté à un travail sans éclat, allait exercer une influence immense sur la civilisation, en rouvrant à l'humanité les portes du passé, et en agrandissant devant ses yeux l'immense horizon de l'avenir.
Source : Gallica

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