Jean-Baptiste-Louis-Joseph Billecocq

Résumé

Jean-Baptiste-Louis-Joseph Billecocq Un Français à l'honorable lord Wellington… (1815)

Non , Mylord , les alliés ne furent point en guerre avec la France. Si vous pensez qu'ils s'y soient mis depuis par l'ensemble de leurs mesures , nous persistons à croire que nous n'y sommes pas. Nous ne voulons pas y être ; et comme la guerre ne résulte que de la dissolution du contrat qu'avoit formé la paix , et qu'un contrat ne se résout que par le concours des deux volontés dont il a été l'ouvrage , souffrez que les Français , que la France , repoussent toute idée d'un état de guerre avec les Puissances étrangères , auquel ils n'ont jamais consenti.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Louis-Joseph Billecocq Un Français à l'honorable lord Wellington… (1815)

Mais gouvernée par Louis XVIII, et suivant des principes dignes d'elle et de lui, elle continuera d'être respectable en cessant d'être menaçante. Sur-tout elle n'aura jamais, pas plus qu'elle ne l'a eu jusqu'à présent, la folie de se croire plus forte que toute l'Europe, parce qu'un tel orgueil ne seroit que ridicule, même chez un peuple qu'on sait bien être capable du développement le plus imposant de tous les genres de force et de puissance.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Louis-Joseph Billecocq Un Français à l'honorable lord Wellington… (1815)

Bonaparte a pu affecter, Mylord, dans l'excès de ses folles jactances et dans l'ivresse de ses triomphes avec des soldais français, de se croire plus fort que toute l'Europe. Le Peuple français ne partagea jamais ce délire de Bonaparte.
(58) Il est valeureux, il est capable des plus grandes choses, il l'a prouvé. Mais la bonté, un caractère naturellement affectueux et hospitalier envers les étrangers, la noblesse de sentimens, sont aussi le partage de notre nation , comme le monde le sait et l'a proclamé pendant long-temps.
Source : Gallica

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