Jean-Nicolas Loriquet, Vie de Musart, curé... de Some-Vesle et Poix… (1823)
“ Partout régnoit un morne silence. La douleur et la consternation paroissoient peintes sur tous les visages. Le seul Musart , toujours semblable à lui-même, portoit sur sa figure l'empreinte d'une joie céleste. Dans tout le chemin, sa bouche ne s'ouvrit que pour chanter des hymnes et des cantiques. Arrivé au pied de l'échafaud , il y monta d'un pas ferme et assuré , et s'adressant à la multitude qui l'environnoit : Chrétiens, s'écria-til, c'est pour la Religion Catholique que je meurs ; mon corps est entre les mains des hommes , mais mon âme est à Dieu ”
