Résumé

Jean-Nicolas Loriquet Vie de Musart, curé... de Some-Vesle et Poix… (1823)

Partout régnoit un morne silence. La douleur et la consternation paroissoient peintes sur tous les visages. Le seul Musart , toujours semblable à lui-même, portoit sur sa figure l'empreinte d'une joie céleste. Dans tout le chemin, sa bouche ne s'ouvrit que pour chanter des hymnes et des cantiques. Arrivé au pied de l'échafaud , il y monta d'un pas ferme et assuré , et s'adressant à la multitude qui l'environnoit : Chrétiens, s'écria-til, c'est pour la Religion Catholique que je meurs ; mon corps est entre les mains des hommes , mais mon âme est à Dieu
Source : Gallica

Jean-Nicolas Loriquet Vie de Musart, curé... de Some-Vesle et Poix… (1823)

Cette troupe forcenée paroissant vouloir exécuter ses menaces : Je ne me ferai pas traîner, reprit l'intrépide Musart ; et en même temps il s'avança jusqu'au bord du précipice. Une démarche si intrépide, et si imprévue, déconcerta les furieux. Enchaînés , comme par une force invisible, ils le laissèrent passer au milieu d'eux , et retourner à Somme-Vesle, sans lui avoir fait de mal. Ceci arriva au mois de Juin 1791 ; et, depuis cette époque, il ne fut plus possible à M. Musart d'exercer à Poix aucunes fonctions. Il continua de les remplir à Somme-Vesle.
Source : Gallica

Jean-Nicolas Loriquet Vie de Musart, curé... de Some-Vesle et Poix… (1823)

On vit un grand nombre de jeunes personnes quitter ces faux plaisirs, et former entre elles une association , dont le lien fut la charité, et le fruit, la pratique des bonnes oeuvres. Pour s'affermir dans la vertu, elles prirent l'heureuse habitude de communier tous les quinze jours, ou les trois semaines. Les exhortations de M. Musart, soutenues de l'exempte de ces vertueuses filles,, engagèrent insensiblement beaucoup d'autres personnes à participer plus fréquemment aux Saints-Mystères.
Source : Gallica

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