Résumé

Joseph Despaze Essai politique sur l'état actuel de la France… (1796)

Ils plaident maintenant la cause de la royauté : ils verseroient alors des pleurs sur le tombeau de la république.
Et nous n'essayerions pas de les ramener à des sentimens plus paisibles !
Nous ne briserions pas le fer dont ils sont armés, ce fer qui luit sur notre têté, prêt à se tourner contre leur sein!
Qu'ils calomnient notre zèle; qu'ils maudissent notre dévouement. L'essentiel n'est pas de leur plaire, mais de les sauver. Les sauver ! Empêcher que les élémens de la politique et de la
morale, ne se bouleversent une seconde fois !
Source : Gallica

Joseph Despaze Essai politique sur l'état actuel de la France… (1796)

Nul ne veut accorder à ses semblables le privilège de le juger arbitrairement.
L'outrage aigrit les ames généreuses , il aliène la raison, il conduit presque toujours aux vœux indiscrets. Vous m'appelez conspirateur, parce que je gémis sur les ruines de ma fortune, parce que je pleure mon fils. Le premier effet de votre accusation est de vous rendre odieux à mon cœur. Vous insistez; je vous maudis. Je ne crois plus que votre cause puisse être la bonne; mon horreur pour vous retombe sur elle: et je vote pour le despotisme, parce que je ne connois pas de despote qui vous égale en cruauté.
Source : Gallica

Joseph Despaze Essai politique sur l'état actuel de la France… (1796)

Vous aurez en huit ans accepté quatre constitutions ; vous les
aurez tour-à-tour portées aux nues et traînées dans les égoûts ; les victoires, qui servoient de contrepoids à vos forfaits, deviendront des forfaits elles-mêmes.On alloit vous proclamer le premier peuple du monde, on vous regardera comme un ramas d'insensés, comme une horde de furieux.
Source : Gallica

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