Jules Lechevalier Saint-André

Résumé

Jules Lechevalier Saint-André Réorganisation des colonies à esclaves…

Envisagée ainsi, l'émancipation des esclaves est une opération à longue échéance, et à couverture territoriale, où le report progressif des valeurs actives de la liberté se substituant graduellement aux non-valeurs et aux nombreux déchets de la servitude, arrive, au bout d'une certaine période, à compenser intégralement le prix de l'ancienne propriété, « l'homme esclave et sa glèbe, liés improductivement l'un à l'autre,» — et à créer une nouvelle propriété, « la terre, dégagée du fardeau de sa bête de somme et enrichie par le travail volontaire et rémunéré de l'homme libre. »
Source : Gallica

Jules Lechevalier Saint-André Réorganisation des colonies à esclaves…

Aussi longtemps que les propriétaires d'esclaves n'ont pas adhéré volontairement à l'émancipation, il y a un conflit politique, religieux et moral, — entre les représentants des colonies et l'État, — entre les planteurs et les patrons religieux ou administratifs des esclaves, — entre les propriétaires de noirs, qui se prétendent plus philanthropes que les amis de l'émancipation, et les philanthropes, qui prétendent que le travail libre est plus productif que le travail esclave.
Source : Gallica

Jules Lechevalier Saint-André Réorganisation des colonies à esclaves…

La Compagnie d'émancipation laisse aux moralistes la question morale, aux philanthropes la question philanthropique. — Elle prend les choses où elles sont dans l'oeuvre des pouvoirs réguliers de l'Etat, et s'attache seulement à la question INDUSTRIELLE, c'est-àdire à cette partie de la réforme qui touche les intérêts des maîtres et des esclaves, des planteurs et des marchands, des créanciers et des débiteurs, des ouvriers et des capitalistes.
Source : Gallica

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