Résumé

Jules Pétiet Chemin de fer de Paris à Meaux… (1839)

ÉVALUATION DES DÉPENSES.
C'est ici, suivant nous, la question fondamentale du projet.Quelle que pût en être l'utilité, si les dépenses qu'il doit entraîner n'étaient pas en rapport avec ses produits, les capitaux ne se trouveraient pas pour son exécution.
Or, il est certain que cette entreprise ne présente pas une marge considérable de bénéfices, et que ce n'est que par la plus stricte économie que l'on peut arriver à faire du chemin de Meaux une entreprise fructueuse pour des actionnaires.
Mais cette économie, ce n'est pas dans les devis qu'il faut la mettre ; c'est dans la réalité.
Source : Gallica

Jules Pétiet Chemin de fer de Paris à Meaux… (1839)

Nous n'avons pas mis Claye parmi les populations desservies par notre tracé; cette exclusion n'est que relative. A nos yeux, c'est faire abus de l'espèce d'omnipotence dont dispose l'ingénieur créateur d'un projet, que de proposer, pour un village de 976 habitans, un monument aussi somptueux et aussi inutile que le viaduc de 241 mètres proposé par M. Baude pour la traversée de Claye, et qui lui a valu l'unanimité des voies du conseil municipal de ce village.
Source : Gallica

Jules Pétiet Chemin de fer de Paris à Meaux… (1839)

Cela n'est pas impossible sans doute; mais ce qui est absolument impossible, c'est que des capitalistes sérieux admettent à ce point l'étoile de l'ingénieur.
Quoi qu'il en soit delà magie admise pour l'exécution de ces ponts, il ne restera pas beaucoup de temps pour exécuter les tranchées d'amont du pont et les porter aux remblais d'aval ; une campagne à peine. Car toute compagnie qui donnerait plus de deux campagnes pleines pour exécuter le chemin de Meaux aurait souscrit sa ruine à l'avance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature