Résumé

Louis Bonzom La petite danseuse corinthienne… (1937)

Nicole, l'exquise Nicole, cette vision d'art, ce rêve d'amour, à ce piètre Harold des Ifs !
Au fait, l'aimait-elle, cet Harold des Ifs, que son bas-bleu de tutrice couvait de sa prédilection ? Pouvait-elle l'aimer, ce phénomène ?
Qui sait ? L'âme féminine est si bizarre ! Elevée dans ce milieu, alimentée de ces idées, respirant cette atmosphère factice, peut-être avait-elle, elle aussi, une âme de snobinette ?... Pourtant, elle avait un esprit clair et vif, de la gaîté saine, un cœur probablement. Il en était convaincu.
Source : Gallica

Louis Bonzom La petite danseuse corinthienne… (1937)

Nous nous aimons, Roland. Ne nous sommes-nous pas promis l'un à l'autre ?...
— Certes !
— Mais... frissonna-t-elie, s'il allait vous arriver... malheur ?... Si, mon Dieu, dans cette rencontre...
— Bah ! Il y a un Dieu pour ceux qui s'aiment comme nous nous aimons, Nicole. Avec votre amour au cœur et votre image adorée dans les yeux, que puis-je avoir à redouter de tous les Harold des Ifs du monde ?... Mais, c'est votre réputation qui me trouble dans cette affaire, ma douce et pure Nicole !...
Source : Gallica

Louis Bonzom La petite danseuse corinthienne… (1937)

Vous manquez vraiment de foi en votre œuvre. Ah ! ce n'est pas comme ce poète !... Tenez, regardez-la, la voilà, Roland, celle qui sera l'égide triomphante de notre bonheur... la petite danseuse corinthienne qui, du haut de son socle, nous sourit, et nous dit d'avoir foi.
C'était au Salon. Le Grand Jour !
Le poète Harold des Ifs promenait dans l'élégante cohue, non sans un certain orgueil, son bras en écharpe. Ce bras en écharpe lui donnait une certaine célébrité. N'était-ce pas avec sculpteur Roland Mario qu'il s'était battu ?
Source : Gallica

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