Résumé

Louis Eugène Lefèvre La grande-boucherie de Philippe-Auguste et l'hôtel Saint-Yon à Etampes… (1909)

En effet, la famille de Saint-Yon se trouvait, au XIIe siècle, à la tête de tout le commerce de boucherie qui pouvait se faire dans Paris.
Formant une communauté régie dans ce but par un règlement spécial (3) , les Saint-Yon étaient les uniques détenteurs des étaux, et, à l'imitation d'un système établi à Rome dans l'Antiquité, ils possédaient, comme une charge d'Etat ou un fief transmissible, la surintendance, la juridiction, la police, la surveillance sanitaire même, sur tout ce qui concernait le voyage, la vente et le débit des bestiaux dans la grande ville (4) .
Source : Gallica

Louis Eugène Lefèvre La grande-boucherie de Philippe-Auguste et l'hôtel Saint-Yon à Etampes… (1909)

LA GRANDE BOUCHERIE DE PHILIPPE-AUGUSTE
ET L'HOTEL SAINT-YON
A ETAMPES
Les maisons du Moyen Age existent encore fort nombreuses à Etampes : si nous ne les distinguons pas, c'est parce qu'elles furent défigurées au cours des siècles et ont ainsi perdu, au moins superficiellement, leur caractère spécial. Souvent on les devine de très vieux logis ou d'antiques échoppes, sans qu'on puisse déterminer, même à cent années près, le temps de leur fondation.
Source : Gallica

Louis Eugène Lefèvre La grande-boucherie de Philippe-Auguste et l'hôtel Saint-Yon à Etampes… (1909)

Philippe-Auguste avait fait construire en cet endroit sa Grande-Boucherie sur l'emplacement des anciens étaux (I) . En outre, les bouchers et charcutiers étaient obligés par des règlements de tuer les animaux « sur les rivières et non en leurs maisons », comme stipulent les vieux textes (2) . C'est pourquoi notre bâtiment à arcades, placé entre les étaux et la rivière, doit avoir été une dépendance de la boucherie, avec la grande maison voisine dont le nom d'Hôtel Saint-Yon paraît être encore un garant qu'elle fut la propriété des bouchers.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature