Résumé

Louis-François-Joseph Ledieu Louis Ledieu à ses concitoyens sur les événemens des 5 et 6 juin (1832)

Les combats dans les quartiers du Jardin des Plantes et de la place Maubert, n'eurent pas le même caractère que les premiers. Conduira-t-on ou ne conduira-t-on pas Lamarque au Panthéon ? Voilà ce qui était soumis à la décision de la force, et c'était sous les coups de fusil et les coups de sabre qu'une jeunesse pleine de courage traînait le char funèbre à sa destination.
Source : Gallica

Louis-François-Joseph Ledieu Louis Ledieu à ses concitoyens sur les événemens des 5 et 6 juin (1832)

Aux premiers cris : aux armes! on nous attaque! quelques individus s'étaient détachés de la foule, et avaient couru vers un poste des environs qu'ils avaient désarmé, et ils revenaient avec les armes et des munitions qui eussent été inutiles si une nouvelle provocation n'avait commencé la guerre.
Tandis que le premier escadron de dragons restait immobile à la position qu'il avait occupée, un autre escadron, qui avait filé derrière le grenier d'abondance, déboucha tout-à-coup sur le boulevard, comme pour placer le cortège entre deux feux.
Source : Gallica

Louis-François-Joseph Ledieu Louis Ledieu à ses concitoyens sur les événemens des 5 et 6 juin (1832)

Un seul sentiment dominait, c'était le désir d'avoir une place auprès du char funèbre pour le pousser ou pour le traîner, lorsque la fatigue forcerait quelqu'un à se retirer. L'Ordre commença à s'établir en arrivant au boulevard de la Madeleine. Messieurs les gardes nationaux, sur une simple invitation au nom de l'ordre , se placèrent en files, élargirent, en appuyant à droite et à gauche , la voie du cortége, et jusqu'au débouché de la rué de la Paix sur le boulevard, la marche fut solennelle et religieuse.
Source : Gallica

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