Louis-François-Joseph Ledieu

Élements biographiques

Louis-François-Joseph Ledieu Aux constituants de la République démocratique sur leur projet de constitution monarchique… (1848)

Sans ce droit de choisir les législateurs et les administrateurs, il n'y a point de souveraineté.
Y a-t-il un seul homme, de quelque intelligence, qui ne regarde comme une absurdité la proposition suivante : « La souveraineté législative du peuple consiste à élire un homme qui fera la loi, ou la fera faire par des législateurs de son propre choix et sous sa propre direction? » N'est-il pas évident qu'un peuple qui abandonne ainsi, ou à qui on ravit le droit de choisir lui-même ses législateurs, cesse d'être souverain et passe sous le joug d'un maître?
Source : Gallica

Louis-François-Joseph Ledieu Appel aux représentants de la France et à mes concitoyens… (1831)

Dès lors la cause de la France fût perdue en Belgique. On y sut ce qu'étaient devenues les promesses de vérité qui avaient été prononcées si haut. Le mépris et la haine pour le gouvernement français éclatèrent de
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toutes parts. La tribune nationale en retentit, sans épargner même le chef de l'état; et aujourd'hui, si la pensée de l'union occupe encore quelques bons citoyens, ce n'est qu'en s'alliant à l'attente d'une nouvelle révolution qui ne trompera plus les voeux des amis de la liberté. Voilà, monsieur, ce qu'a produit le système de Sébastiani marié à celui de Talleyrand!
Source : Gallica

Louis-François-Joseph Ledieu Appel aux représentants de la France et à mes concitoyens… (1831)

Ils savaient que le ministère, malgré ses réponses, devait être peu satisfait d'une révolution qui changeait tout le système politique de l'Europe; que le duc de Wellington n'aimait pas M. le duc d'Orléans, que l'aristocratie torye, jugeant bien l'influence des événemens de la France, et tremblant pour son avenir, se mêlerait à toutes les intrigues liberticides, et que la crainte du peuple pouvait seule entraver les projets de la diplomatie étrangère, arrêter l'entraînement probable du gouvernement, et imposer silence à l'aristocratie.
Source : Gallica

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