Louis-Simon Auger,
Discours prononcé par M. Casimir Delavigne…
(1825)
“ Je l'écoutais, avec respect, et si je le quittai sans être persuadé, ne vous en prenez point à son éloquence : n'est-il pas, j'en appelle à vous-mêmes, des sentiments intimes dont la racine, trop avant dans le cœur, ne peut s'en arracher; des convictions impérieuses de la conscience qu'on ne peut secouer sans perdre l'estime des autres et ce qui est le premier besoin de toute ame généreuse, l'estime de soi-même? M. le comte FERRAND n'aurait exigé de personne un sacrifice que personne n'avait obtenu de lui; l'intolérance est le dévouement de ceux qui ont beaucoup d'erreurs à faire oublier. ”
