Résumé

Louviers Musée : peinture, sculpture, dessin… (1888)

Au bas du marbre on voit une inscription grecque toute mutilée. Nous devons regretter la perte de cette inscription ; elle nous aurait expliqué la scène gravée sur cette pierre. La renommée d'Hippocrate, le grand homme de Gos, remplissait tout l'archipel grec, tous les pays de l'Asie mineure ; Esculape avait partout des temples.
Ce bas-relief que j'ai vu dans la vieille tour d'Aya-Solouk appartenait probablement à un temple d'Esculape. Un malade échappé au trépas avait sans
doute consacré le souvenir de sa guérison dans cette espèce d'ex-voto placé autour des autels du Dieu de la Médecine.
Source : Gallica

Louviers Musée : peinture, sculpture, dessin… (1888)

Ce bas-relief est placé dans le mur de la tour occidentale du château d'Aya-Solouk. Je suis descendu dans cette tour à l'aide d'une corde que mes compagnons de voyage retenaient par en haut. Le marbre a trois pieds de long sur deux de large. On voit d'un côté un arbre qui ressemble à un saule pleureur, de l'autre un cyprès. Un serpent enlace le saule. Entre les deux arbres, apparaissent cinq personnages. L'un d'eux, plus grand que les autres, est à demi couché sur un lit. Les draperies de ce lit sont travaillées avec une rare perfection. Les quatre personnages sont debout devant le lit.
Source : Gallica

Louviers Musée : peinture, sculpture, dessin… (1888)

On remarque deux croix grecques mises de facon à paraître sortir, l'une de la main du personnage placé à la tête du lit, et l'autre au-dessus de l'autel. Ces
croix ont été creusées par les Chrétiens grecs qui ont aussi fait disparaître la grande inscription entourant le bas-relief afin de s'en servir comme pierre tumulaire.
Cette supposition est d'autant plus plausible que les Grecs, une fois convertis au Christianisme, se sont servis, pour leurs morts et leurs églises, des monuments païens pris dans les temples qu'ils pillaient ou ruinaient
Source : Gallica

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