Marcel Dugas,
Salve alma parens
“ Filles-fleurs qui ploient sous l’averse ardente des journées d’août. Filles enrobées dans un manteau d’hermine et qui, des entrailles du sol, surgissent comme des statues de sel, car c’est l’hiver. Dans leurs yeux, comme dans un miroir, le désir se baigne. Le désir ! Tous les désirs. Mais celui-là entre autres, le meilleur : au bout de l’allée, le jeune « cavalier » s’avance, sourire aux lèvres, portant sa force, tel un talisman. Elles l’ornent de qualités : il est beau, ses regards brillent. Elles courent au-devant de lui, l’entourent, font chaîne. Et c’est un prisonnier. ”
