Résumé

Marie Émery Ce que coûte un caprice, suivi de Un coup de foudre sous un ciel serein… (1870)

Les regards de Mme Survilly allaient avec angoisse de sa fille à leur aimable hôtesse, qu'ils interrogeaient en vain. Une souffrance physique n'eût pas suffi pour imprimer aux traits d'Herminie cette expression de profond désespoir; elle se fût au contraire efforcée de rassurer sa mère. Un vague soupçon de la vérité traversa à la fois l'esprit de Mme Survilly et celui de Mme de Barenstein ; et comme la jeune fille répétait encore, « Mère, emmènemoi, partons, partons, » Mme de Barenstein, justement alarmée, se chargea de tous les préparatifs du départ.
Source : Gallica

Marie Émery Ce que coûte un caprice, suivi de Un coup de foudre sous un ciel serein… (1870)

On était à la fin du printemps, alors que la nature est belle surtout des promesses de l'avenir, et que les ardeurs du soleil n'ont pas encore terni son éclatante parure.
Herminie, assise à côté de sa mère, dont elle pressait par instant affectueusement la main, jouissait délicieusement d'un plaisir tout nouveau pour elle; Mme Survilly ellemême paraissait complètement heureuse, et l'admiration qu'inspirait généralement sa fille pouvait justement satisfaire l'amour-propre maternel.
Source : Gallica

Marie Émery Ce que coûte un caprice, suivi de Un coup de foudre sous un ciel serein… (1870)

Les années ne modifièrent que légèrement les habitudes de Mme Survilly. On voyait cependant que ses douleurs perdaient peu à peu de leur intensité; la pâleur maladive de son visage avait disparu; un sourire venait même parfois animer des traits qui, sans être beaux, avaient un charme tout particulier. Toujours occupée de sa petite Herminie, Mme Survilly s'était chargée seule des soins que réclamait son instruction, et peu de jeunes filles à C... pouvaient se flatter d'en posséder une aussi complète.
Source : Gallica

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