Résumé

Pierre Lhermite La Première aux Parisiens. [Signé… (1848)

C'est parce que la société française a été durant le dernier règne démesurément travaillée par tous les entraînements de la corruption, de l'égoïsme, qu'il n'y a de possible aujourd'hui chez nous qu'un système politique fonctionnant avec force, impitoyablement, en quelque sorte, au point de vue de l'intérêt du plus grand nombre, du droit de tous, c'est-à-dire de l'honneur national, de la justice et de la vérité. —La République a seule assez de puissance pour être, au dix-neuvième siècle, ce gouvernement fort que rien n'affecte et ne détourne des nécessités du temps présent.
Source : Gallica

Pierre Lhermite La Première aux Parisiens. [Signé… (1848)

La postérité a beaucoup pardonné à ces hommes qui remplirent, il y a cinquante ans, une rude et pénible tâche ; c'est qu'ils avaient beaucoup aimé la France au jour du danger!...
Aujourd'hui, c'est le coeur qui manque, le dévouement de l'heure, du moment. Chacun veut se réserver, et les affaires périclitent de plus en plus.— Chaque moment de retard prolonge l'anxiété, c'est-à-dire la misère publique,— et voilà, chers concitoyens, vainqueurs de Février, ce que nul de vous n'entend et ne veut.
Source : Gallica

Pierre Lhermite La Première aux Parisiens. [Signé… (1848)

Pourquoi cette abdication publique du bon sens et des nobles pensées? Certes il n'est pas donné à tout le monde d'être, dans de certains moments, à la taille d'un grand peuple. C'est là le privilége de quelques hommes, et ce privilége, il faut savoir le défendre contre les atteintes de la médiocrité lorsqu'on le possède.
En temps de Révolution, ce sont les grands coeurs qui gouvernent; seuls ils peuvent répondre à toutes les exigences d'une situation exceptionnelle.
Source : Gallica

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