Raymond Clauzel,
L’Île des Femmes
“ C’est pour nous, à moins que ton Dieu, plus clément que la féroce déesse de cette île, ne nous sauve. — J’attends ce miracle ! répondit ardemment Dyonis, trop débordant de vie pour croire à une mort aussi prochaine. Lydé, entourant le cou du Marseillais de ses bras nus, murmura : — Et puis, qu’importe ! Aimons-nous ! Chaque minute de notre amour me semble épuiser toute une éternité de temps. Chante, veux-tu, chante-moi une belle chanson d’amour de ton pays. Elles sauront, les maudites Vénusiennes, que ce bûcher qu’elles préparent ne trouble pas notre félicité. ”
