René Doumic,
Revue dramatique. — La Nouvelle idole …
“ C’est ici cette scène de l’auscultation, une des plus brèves, une des plus angoissantes, qu’il y ait au théâtre. Pendant qu’il écoute, et qu’il questionne, la voix du médecin s’altère, s’irrite. « Alors, dit la malade, je suis perdue. — Alors, réplique le médecin, vous êtes sauvée ! » C’est dans ce mot que réside tout le drame. C’est le brusque coup de théâtre. Le mal mortel, Donnat l’a inoculé non pas à une moribonde, mais à une vivante. Il est un assassin, parfaitement, et d’une espèce particulièrement haïssable : l’assassin scientifique. ”
