Théophile Gautier,
Tableaux à la plume
“ Figurez-vous que, pour boucher une fissure, grande comme la craquelure d’une faïence à poêle, on a fait baver sur les lèvres de l’imperceptible cicatrice un horrible magma dont le ton fangeux obligeait, par le contraste, à repeindre tout le morceau, souvent une tête entière, une épaule, un bras, avec une palette et un pinceau de vitrier ! Heureusement, comme nous l’avons déjà dit, la peinture des maîtres a la dureté du ciment, de l’émail, de la mosaïque. Il suffit d’éponger la poussière des siècles et la bêtise des hommes pour qu’elle reprenne son lustre primitif. ”
