Résumé

V. Gilliéron Aperçu géologique sur les Alpes de Fribourg en général et description spéciale du Monsalvens (1873)

Ils ne sont pas loin de rochers de flysch en place qui sont plus au sud; aux alentours il n'y a pas autre chose à jour que quelques blocs exotiques et des débris de flysch, et, si l'on va du côté du nord, on ne trouve rien de plus jusqu'à ce qu'on arrive à la molasse. On est donc dans l'embarras pour décider si l'on a là un affleurement ordinaire d'une région triasique plus ou moins étendue, qui serait en partie cachée par les débris de flysch, ou si ce sont des blocs exotiques de dolomie et de rhétien qui se trouveraient réunis sur ce point.
Source : Gallica

V. Gilliéron Aperçu géologique sur les Alpes de Fribourg en général et description spéciale du Monsalvens (1873)

Plus haut il y a plus d'uniformité dans la roche; c'est un calcaire sableux, bleu foncé ou noirâtre, conservant des teintes sombres à l'air, et renfermant des rognons de silex. Les grains de sable ne sont pas tous disséminés; ils sont aussi groupés en concrétions, en sorte que la décomposition de la roche a lieu irrégulièrement, et que les parties plus sableuses forment des reliefs à la surface. Entre presque tous les bancs il y a des intercalations schisteuses et tendres, qui sont en général d'autant plus épaisses que l'on est plus haut dans la série des couches.
Source : Gallica

V. Gilliéron Aperçu géologique sur les Alpes de Fribourg en général et description spéciale du Monsalvens (1873)

Il semble donc que la chaîne de la Berra doive y être interrompue ; mais il n'en est rien : sous de puissants dépôts glaciaires, ce n'est pas la molasse qui apparaît, ce sont les terrains du Monsalvens; la Sarine s'y est creusé un ravin étroit dans le jura et le flysch, large dans le quaternaire; ainsi quoique l'on soit dans une région basse, on n'a pas quitté les Alpes. Comme la chaîne qu'elles continuent, les petites collines de cette contrée courent généralement du nord-est au sud-ouest; mais il n'y en a qu'une qui donne un peu de relief au paysage, c'est celle de Morlon.
Source : Gallica

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