Victor de Malglaive

Résumé

Victor de Malglaive Mémoire sur l'organisation du travail (1849)

Au point de vue de l'économie politique, quoi de plus monstrueux que des travaux publics abandonnés à l'industrie privée et grevés d'un péage ? On conçoit que l'on établisse un impôt sur un produit; en effet, c'est demander à l'homme une partie du résultat de son travail ; alors la valeur créée n'est pas annulée ; si la charge est trop lourde, l'homme changera d'état et tournera son industrie d'un autre côté; ou bien il restera dans sa position et continuera cette industrie, si toutes les autres sont également grevées ; car il faut qu'il vive, et que, par conséquent, il travaille.
Source : Gallica

Victor de Malglaive Mémoire sur l'organisation du travail (1849)

L'homme n'a droit à rien par lui-même. Quel est celui qui mérite; en soi, la dépense de sa vie? L'homme n'a de valeur humaine que par son utilité pour d'autres hommes moins capables ou moins puissants que lui. Si l'on ne considérait l'humanité qu'au point de vue de l'utilité et du mérite humain, il faudrait supprimer peut-être l'humanité entière, car notre mérite n'est que relatif, et le plus parfait, à quoi servirait-il, si l'homme n'avait un coeur pour le rattacher au créateur?
Source : Gallica

Victor de Malglaive Mémoire sur l'organisation du travail (1849)

Mais que l'on ne s'abuse pas, jamais le travail de la population excédante ne pourra suffire à ses besoins, sans quoi elle ne serait plus population excédante. Pour s'en convaincre, que l'on réfléchisse au nombre des générations qui nous ont précédés et dont les travaux suffisent à peine, pour nous mettre en état de pourvoir à notre existence. La population excédante est comme le bénéfice net de la société, dont le capital serait la société même; et les frais d'exploitation, son existence propre, et son développement intellectuel et moral.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature