Romain Rolland,
Clerambault
(1920)
“ Clerambault était faible; il n’était pas accoutumé à se diriger seul. Ce poète, si sincère pourtant, ne s’était jamais vu dans l’obligation de penser sans le secours des autres; il n’avait eu besoin jusqu’alors que de se laisser porter par leur pensée; il l’épousait; il en était la voix exaltée et inspirée.—Le changement était brusque. Malgré la nuit de crise, il était repris par ses incertitudes; la nature ne peut être, d’un seul coup, transformée, surtout chez qui a passé la cinquantaine, si souples que soient restés les ressorts de son esprit. ”
