Clerambault

Définition et enjeux

Portrait de Romain Rolland Romain Rolland Clerambault (1920)

Clerambault était faible; il n’était pas accoutumé à se diriger seul. Ce poète, si sincère pourtant, ne s’était jamais vu dans l’obligation de penser sans le secours des autres; il n’avait eu besoin jusqu’alors que de se laisser porter par leur pensée; il l’épousait; il en était la voix exaltée et inspirée.—Le changement était brusque. Malgré la nuit de crise, il était repris par ses incertitudes; la nature ne peut être, d’un seul coup, transformée, surtout chez qui a passé la cinquantaine, si souples que soient restés les ressorts de son esprit.
Source : Gutenberg

Portrait de Romain Rolland Romain Rolland Clerambault (1920)

Clerambault, dont la nature affectueuse, un peu faible, trouvait sa joie dans sa communion avec les autres hommes, et qui souffrait de s’en séparer, même dans leurs erreurs, doutait perpétuellement de soi, regardait à droite, à gauche, cherchait dans les yeux de la foule humaine un assentiment à sa propre pensée, et s’épuisait en efforts infructueux pour concilier sa loi intérieure avec les aspirations et les luttes sociales de son temps.
Source : Gutenberg

Portrait de Romain Rolland Romain Rolland Clerambault

Il était tombé en arrêt devant quelques images ; l’originalité de certaines formes verbales, le mécanisme de l’imagination, primitive et compliquée avec naïveté, l’attirèrent ; puis, l’homme l’intéressa. Clerambault, à qui il adressa un mot de compliments, vint l’en remercier, débordant de gratitude ; et des liens d’amitié se nouèrent entre les deux hommes. Ils ne se ressemblaient guère : Clerambault, avec ses dons lyriques et une intelligence moyenne, que le cœur dominait. Et Perrotin, muni de l’esprit le plus lucide, que ne gênaient jamais les élans de son imagination.
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