Achille Janot,  D'où vient que de nos jours la haute comédie a disparu de la scène pour céder la place à des compositions dramatiques où la morale n'est pas moins offensée que l'art… (1859)

“ A ce titre, Molière est bien le type des grands comiques ; il est le roi de la haute comédie.
Et cependant, semblable au ver rongeur invisible qui attaque les plus beaux fruits, une influence énervante et corruptrice s'insinue peu à peu jusqu'au coeur de cette société; on sent que le grand siècle décline sur la pente qui va le conduire aux excès de l'âge suivant.
O Molière ! votre génie n'excuse pas les licences de votre pinceau. Plus vous fûtes grand, plus vous méritez d'être jugé sans indulgence à la barre de la morale et de la postérité.
”
Source : Gallica

Achille Janot,  D'où vient que de nos jours la haute comédie a disparu de la scène pour céder la place à des compositions dramatiques où la morale n'est pas moins offensée que l'art… (1859)

“ Voici bien, en effet, l'époque du rire frondeur et sans scrupule, du rire hardi jusqu'au cynisme. Un progrès étrange, nouveau, semble se produire : on voit un monde impie et libertin s'empressant de descendre comme pour dérober sa honte dans les basfonds de la société. On commence à rougir au théâtre des sentiments les plus légitimes, à dissimuler sous des réticences calculées les plus nobles et les plus douces affections (1) . Avec la même ardeur qu'on mettait naguère à se parer d'une noblesse usurpée, on aspire à des moeurs et à un langage sans dignité. ”
Source : Gallica

Achille Janot,  D'où vient que de nos jours la haute comédie a disparu de la scène pour céder la place à des compositions dramatiques où la morale n'est pas moins offensée que l'art… (1859)

“ Dans un roman célèbre, un esprit des enfers , soulevant les toits qui recouvrent, dans une grande ville , tant de scènes comiques ou lugubres , montre au bachelier de Salamanque le drame inextricable, plaisant et tragique de la vie humaine. Le théâtre moderne a ravi ce satanique pouvoir : mais il n'a ni l'anneau de Gigès, ni la baguette des fées , ni surtout ce lorgnon spirituel dont la plume gracieuse de Mme de Girardin a dessiné la merveilleuse histoire, et à travers lequel on voit tous les objets, mais avec une teinte délicatement nuancée qui les embellit et les transfigure. ”
Source : Gallica

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