Blonval Moyen d'abolir le prolétariat et le paupérisme sans nuire à la richesse individuelle… (1849)

Monsieur Thiers, croyez-vous que les travailleurs se contenteront toujours de vos paroles mensongères? Croyez-vous, de bonne foi, leur prouver que le socialisme est là ruine de la propriété, de la famille et de la religion ?
Mais l'ouvrier dit comme Molière : « Je vis de bonnes soupes et non pas de beaux langages. »
Monsieur Thiers, le socialisme ne désorganise pas la société; c'est vous et les vôtres qui la désorganisez, en vous opposant à la marche du progrès.
Source : Gallica

Blonval Plan nouveau d'association mutuelle entre travailleurs contre les chances du chômage et de la maladie… (1848)

Notre système, c'est l'union, la fraternité, c'est la vérité, la justice, c'est l'émancipation de toutes les douleurs. Le gouvernement qui l'adoptera sera celui du peuple ; c'est la liberté réalisée par le droit au travail, par le pain du corps garanti à tous.
La Compagnie Nationale introduit la prévoyance et l'amour dans toutes ses institutions ; elle soignera tous les malades, abritera tous les orphelins, tous les vieillards, consolera tous les affligés, et fera de la nation française une grande famille; elle sera le modèle d'une République.
Source : Gallica

Blonval Moyen d'abolir le prolétariat et le paupérisme sans nuire à la richesse individuelle… (1849)

Cependant, et c'est encore M. Thiers qui l'affirme, la propriété est quelque chose d'essentiel à la nature humaine ; d'où il suit que tout individu qui n'a pas de propriété manque de ce qui est essentiel à la nature.— Mais alors que penser du prolétaire? Le prolétaire n'est donc pas un homme? Oui, Monsieur, vous avez raison : la propriété qui puise sa légitimité dans le travail est une condition essentielle de la vie, et voilà pourquoi, au nom de la nature humaine, au nom de la vie, nous reprochons à la société actuelle de n'être pas constituée de façon à rendre la propriété accessible à tous.
Source : Gallica

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