Léon Ozun

Élements biographiques

Léon Ozun Essai critique sur P.-J. Proudhon… (1857)

De ma liberté naît donc le travail, et du travail le produit, c'est-à-dire la propriété. Si donc la liberté est un don de la nature, la propriété, qui en est la conséquence, ne saurait être une institution humaine; car il serait absurde de supposer que la conséquence d'une chose naturelle ne fut pas elle-même naturelle.
Ainsi ne pouvaient point penser les Romains, parce qu'ils méconnaissaient complètement la liberté humaine, parce qu'ils méprisaient le travail, parce que la dignité de l'individu n'était rien pour eux et qu'elle se trouvait absorbée dans l'Etat.
Source : Gallica

Léon Ozun Essai critique sur P.-J. Proudhon… (1857)

L'insulte la plus grossière souille parfois des pages magnifiques. Voilà un procédé qu'on ne saurait approuver, car l'insulte n'est probante que contre qui la profère : ensuite elle dénote un esprit absolu et qui veut avoir raison à tout prix. L'orgueil de Proudhon est olympique; il ne souffre pas qu'on le blesse : c'est que monsieur est despote dans son genre, et il n'est peut-être pas de pire despotisme que celui de l'intelligence.
Source : Gallica

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