Frédéric Schützenberger

Élements biographiques

Frédéric Schützenberger Études de droit public (1837)

La notion de l'être, donnée avec l'idée même, est donc absolue (causa sui) . L'être (c'est-à-dire la pensée la plus abstraite et pour cela même la plus vide) est posé comme substance unique, infinie, Dieu. Elle est la substance douée des attributions de l'extension de la pensée infinie. Elle est éternelle, elle n'a ni commencement ni fin. Elle est la base de toutes les modifications désignées sous le nom de créature. La nature est dans Dieu et par Dieu; ce qu'on appelle corps, c'est un mode de l'extension infinie; ce qu'on nomme intelligence, c'est un mode de la pensée infinie.
Source : Gallica

Frédéric Schützenberger Études de droit public (1837)

L'homme, dans ses aberrations les plus monstrueuses, ne parvient jamais à la destruction complète de son intelligence, ni à la négation absolue des lois qui doivent diriger ses actions et l'élever à la
dignité d'un être vraiment libre, c'est-àdire d'un être qui ne veut jamais que ce qu'il doit vouloir.
L'existence de la loi morale est un fait; nous savons qu'un fait existe, parce que nous en avons conscience. Les sens nous donnent la connaissance des faits matériels : ils en portent l'image dans notre sensorium, et l'entendement en abstrait les idées générales.
Source : Gallica

Frédéric Schützenberger Études de droit public (1837)

L'individualité y cherche son développement libre et complet ; les formes successives dans lesquelles elle vient se manifester, portent tour à tour l'empreinte prédominante de l'une ou de l'autre des facultés de l'homme, de ses instincts et de son intelligence, de ses passions et de sa raison.
L'individu se heurte contre l'individu, la famille contre la famille. La différence des races, du langage et des mœurs rend ce choc plus rude et plus hostile.
Des siècles suffisent à peine pour adoucir ces frottements qui donnent le mot de l'énigme que présentent beaucoup d'institutions.
Source : Gallica

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