Isidore de Kiev / traduction par Marie-Anne Péric, Six lettres au sujet de la prise de Constantinople
“ Aujourd’hui, votre Seigneurie souffrira-t-elle de ne pas engager toutes ses forces pour faire plier l’ennemi, face à un crime aussi grand, condamné par le monde entier, une action aussi infâme et un risque aussi grave pour la foi chrétienne et l’honneur même de Dieu ? Est-ce pensable ? Est-ce crédible ? Qui pourrait croire qu’en ce moment précis, votre très chrétienne Seigneurie puisse se résigner à voir la foi chrétienne subir tant d’affronts sans qu’elle en tire vengeance ? Qui peut croire que votre Seigneurie tolère que cet ennemi perfide des chrétiens soit désormais maître de l’Orient ? ”
