Isidore de Kiev / traduction par Marie-Anne Péric

Résumé

Isidore de Kiev / traduction par Marie-Anne Péric Six lettres au sujet de la prise de Constantinople

Aujourd’hui, votre Seigneurie souffrira-t-elle de ne pas engager toutes ses forces pour faire plier l’ennemi, face à un crime aussi grand, condamné par le monde entier, une action aussi infâme et un risque aussi grave pour la foi chrétienne et l’honneur même de Dieu ? Est-ce pensable ? Est-ce crédible ? Qui pourrait croire qu’en ce moment précis, votre très chrétienne Seigneurie puisse se résigner à voir la foi chrétienne subir tant d’affronts sans qu’elle en tire vengeance ? Qui peut croire que votre Seigneurie tolère que cet ennemi perfide des chrétiens soit désormais maître de l’Orient ?
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Isidore de Kiev / traduction par Marie-Anne Péric Six lettres au sujet de la prise de Constantinople

C’est pourquoi, chrétiens, je vous supplie et vous exhorte : j’en appelle à votre zèle et à votre amour pour la foi chrétienne et votre liberté, je vous conjure de faire la paix entre vous et de vous unir, de bannir les mesquineries, les sentiments vils et les différends. Revêtez-vous de l’amour de Dieu dans la paix et dans l’union. Préparez-vous à être courageux, tenaces et généreux, afin de vous jeter sur l’ennemi infidèle avec une pugnacité virile.
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Isidore de Kiev / traduction par Marie-Anne Péric Six lettres au sujet de la prise de Constantinople

Son aversion, sa haine et sa colère contre les chrétiens est si forte que lorsque de ses yeux il en voit un, il se lave aussitôt les paupières comme s’il s’était sali la vue par le seul regard porté sur lui. Jamais il ne fut pareil ennemi de la foi chrétienne, et jamais un homme tel que lui ne se trouvera parmi les chrétiens. Car il a assiégé et détruit la cité de Constantinople, autrefois heureuse entre les cités du monde et devenue aujourd’hui la plus malheureuse et la plus misérable.
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