Résumé

René Pinon La prise de Constantinople par les Turcs en 1453…

C’est ici qu’a passé le torrent des Janissaires lancés à l’assaut par l’ardente volonté d’un Sultan de vingt-cinq ans ; sur ces talus de ruines, l’herbe n’a pas repoussé ; on dirait que c’est hier que la foule hurlante des assaillans s’est ruée dans la ville de Constantin. Ici, luttant avec un égal héroïsme, sont tombés les derniers défenseurs de la brèche et les plus braves parmi les Janissaires ; ici Constantin XI, dernier empereur de Byzance, a trouvé une mort glorieuse au milieu de ses fidèles.
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René Pinon La prise de Constantinople par les Turcs en 1453…

Près des portes principales, des fontaines avec des bassins abreuvent hommes et bêles ; quelques petits cafés turcs se cachent dans la poix des cimetières, à l’ombre des cyprès ; des chemins étroits et tortueux s’enfoncent dans la campagne, mais aucune grande route ne vient aboutir aux portes ; jamais les environs d’une ville de deux millions d’âmes ne furent moins animés, plus déserts ; la façade vivante de Constantinople est sur la mer.
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René Pinon La prise de Constantinople par les Turcs en 1453…

Les Turcs, depuis la victoire, n’ont pas touché une pierre de la formidable muraille dont les assises remontent au Basileus Théodose II, et qui garde si fière allure, malgré les brèches et les lézardes qui racontent les scènes héroïques et terribles dont elle a été le théâtre. Témoins des temps passés, tours et remparts sont encore debout ; les hommes les ont respectés ; le temps seul a opéré ses lentes destructions. Stamboul n’a jamais rempli l’enceinte de l’ancienne Constantinople ; la ville, sous les Turcs, s’est étendue sur la rive Nord de la Corne d’Or et le long du Bosphore
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