Jean Baptiste Van Mons,  Arbres fruitiers, leur culture en Belgique et leur propagation par la graine ou Pomonomie belge… (1835-1836)

“ En se renouvelant et se perfectionnant, l’arbre a déposé le chancre de son bois et la flétrissure de sa feuille. Son fruit n’admet plus la gravelle, plus la gerçure, plus le ver ; son eau n’est plus fade et sa chair, plus tenace. Sur son tout la jovialité de l’âge jeune , le brillant de la jeunesse, a remplacé la morosité de l’âge vieux et le terne de la vieillesse. L’arbre d’extraction récente accorde tout ce qu’on veut de lui ; l’arbre de provenance ancienne se refuse à ce qu’on désire de lui. L’un vient partout, l’autre ne trouve aucun sol à son goût. ”
Source : Gallica

Jean Baptiste Van Mons,  Arbres fruitiers, leur culture en Belgique et leur propagation par la graine ou Pomonomie belge… (1835-1836)

“ Chaque année ajoute à la décadence de l’arbre fruitier et à la détérioration de son fruit. Je compte par année parce que pour cette sorte d’arbre chaque pas dans la carrière de vie se compose d’une année entière. C’est une période qui à son égard est une vie entière , une répétition de vie sans terminaison par la mort, une vie suspendue qui chaque année recommence. Les maux de l’âge , les progrès en caducité, sont infligés, non à l'individu-division , mais à l’individu-variation ; c’est la variété prise collectivement qui vieillit. ”
Source : Gallica

Jean Baptiste Van Mons,  Arbres fruitiers, leur culture en Belgique et leur propagation par la graine ou Pomonomie belge… (1835-1836)

“ Lorsque la procréation descend d’une sorte de distinction , l’arbre n’a point gagné en beauté, ni le fruit, en bonté. Toutes deux ont changé et sont revenues à la santé. C’est donc à la santé que dans nos tentatives d’amélioration nous visons. C'est elle, plus la variation , que nous obtenons et dont, avec raison , nous nous contentons. Le goût pas tant que la forme change et pour la distinction on ne perd rien à l’échange. Le nouveau est aussi bon que possible. Il n’y a rien à lui envier, comme au vieux il n’a rien eu à disputer. ”
Source : Gallica

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