Louis Boivin-Champeaux

Élements biographiques

Louis Boivin-Champeaux Les fédéralistes du département de l'Eure devant le tribunal révolutionnaire (1865)

L'accusateur public fit observer que la culpabilité des officiers municipaux de Conches était établie par des preuves légales, que le jury était suffisamment éclairé et ne demandait pas d'autres informations. Cependant comme Robert Lindet insistait et mettait en avant son caractère de membre du Comité de salut public, le tribunal accorda le renvoi de l'affaire.
Ce succès était si inespéré qu'à l'issue de l'audience Eulalie Savarre écrivait à Conches, d'une main frémissante : « Le jour de « la délivrance approche ! c'est à nos ennemis de trembler à leur « tour !. »
Source : Gallica

Louis Boivin-Champeaux Les fédéralistes du département de l'Eure devant le tribunal révolutionnaire (1865)

Voulant renverser la municipalité, Raymond et Forquet devaient d'abord dissoudre la Société populaire qui lui prêtait son appui. Ils écrivirent à Hullot une dépêche où peignant avec des couleurs mensongères la résistance que rencontrait à Conches l'esprit révolutionnaire, ils affirmaient la nécessité d'intimider la population par un acte de vigueur (1 ) . Ils eurent lieu d'être satisfaits. Le 7 octobre, une troupe armée, composée de trois cents hommes, gardes nationaux, chasseurs, vétérans, commandée par Brisorgueil, partit d'Evreux pour Conches où elle entra comme dans une ville conquise.
Source : Gallica

Louis Boivin-Champeaux Les fédéralistes du département de l'Eure devant le tribunal révolutionnaire (1865)

Eulalie Savarre était revenue à Conclies. Croyant servir son cousin, elle adressait à l'accusateur public, le 25 floréal (15mai 1794) , une pétition souscrite de plus de deux cents signatures d'habitants de Conches qui, se qualifiant « pauvres et bornés en fortune mais riches en « zèle et en amour de la République, » réclamaient François Savarre.
Source : Gallica

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