René Milleret

Élements biographiques

René Milleret La guerre 1939-1945 en Haute-Maurienne (1997)

On a un moment l'illusion de croire au retour du maquis de Termignon qui, la veille, avait visité l'épicerie de «l'Etoile». Il n'en est rien. Dès que les tirs s'arrêtent, on quitte les abris et on a la surprise de voir le bourg cerné des deux côtés de l'Arc et les Allemands dévaler par toutes les rues et envahir les maisons, mitraillette à la main, pour en chasser brutalement les habitants et les diriger en direction de Bonneval : interdiction de prendre la route de Termignon. On ne leur donne pas le temps de changer de vêtements ni de réunir un peu de linge dans une valise.
Source : Gallica

René Milleret La guerre 1939-1945 en Haute-Maurienne (1997)

Dans l'obscurité complète, à Termignon c'est la panique dans les maisons, les rues où l'on se bouscule; on entend des appels, des cris... Les vieillards et les infirmes sont transportés sur la rive droite de l'Arc et abrités sous les peupliers, le long de la route du «Preut». La situation de bon nombre de foyers est tragique : ils ont une partie de leur famille et tout le bétail dans les alpages. Partir tout de suite, comme l'avaient prévu les autorités dans leur plan d'évacuation, c'était se séparer des siens et pour on ne sait combien de temps.
Source : Gallica

René Milleret La guerre 1939-1945 en Haute-Maurienne (1997)

Les Allemands poussent devant eux leur butin en direction du Suiffais. En face, de Chavière, quelqu'un aperçoit le feu et ce convoi insolite : le maquis qui cantonne dans ces parages est alerté et met aussitôt ses mitrailleuses en action. Les balles sifflent, soldats et civils s'abritent de leur mieux derrière les rochers et les replis du terrain. Profitant du désarroi causé par ce tir inattendu, Firmin Rosaz prend un chemin de traverse avec son mulet et un réfugié de Lanslebourg et tous deux gagnent les chalets.
Source : Gallica

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