A. Mézières, Les Affinités électives, un épisode de la vieillesse de Goethe
“ L’obstination d’Édouard à nourrir sa passion, à revoir la jeune fille malgré elle, ne fait que précipiter le dénoûment. Tant d’émotions ont épuisé Ottilie : ses forces déclinent ; on s’en aperçoit, on essaie de la ranimer et de la soutenir, mais on ne sait pas que depuis quelque temps elle se nourrit à peine, que depuis quelques jours elle ne prend plus aucune nourriture. Elle meurt ainsi d’inanition et de faiblesse sans qu’on ait pu la secourir ni même deviner la gravité de son mal. Goethe se sépare de la pure jeune fille avec une poétique mélancolie, comme s’il perdait lui-même un être aimé. ”
