Adolphe Bobierre,
De Nantes à Paris, souvenirs d'un volontaire de 1848…
“ Tout à coup une acclamation s'élève, tous les regards se dirigent sur un même point, tous les coeurs frémissent d'un belliqueux espoir ; le drapeau de la République déploie majestueusement ses couleurs éclatantes et vient se placer au centre des fantassins. Des cartouches sont distribuées dans les pelotons, le commandant Chenantais prend la tête de la colonne, la masse s'ébranle, les baïonnettes ondoient au soleil, le tambour résonne, la musique militaire lance dans les airs ses patriotiques refrains... La garde mobile se met en marche. ”
